L’été 2023 avec Antoine, nous avons décidé de faire une petite escale de 5 jours dans un camping au bord du Tarn pour documenter les environs et faire des rencontres avec les locaux.
On nous avait parlé d’une route très sinueuse qui descendait du plateau du Causse vers la Malène. Nous voilà sur le départ de Florac par la D16 la seule et unique route qui traverse l’immense plateau du Causse Méjan. L’ascension était assez particulière, la route serpentait sur la plus grande partie de la monté avec beaucoup de virage en tête d’épingle.
Arrivé sur la plateau, c’est le calme. Très peu de reliefs, très peu d’arbres mais surtout un vent fort qui commençait à se lever. En s’enfonçant sur le plateau par la D16, on avait l’impression d’avoir changé de pays. Nous étions arrivés sur des steppes. Des herbes hautes et sèches, quelques forêts éparses et parfois quelques blocs de roches émergeant du sol. Sur le chemin nous prenons la décision de faire une pause sur le bord et de suivre un sentier avec nos appareils photos. À un croisement nous faisons la rencontre d’un groupe de chevaux s’abritant les uns des autres du vents qui était de plus en plus violent. Un peu méfiant, ils finissent par se laisser prendre de curiosité et s’approchent de nous. Nous reprenons la route après avoir tiré quelques portraits à nos amis de passage.
Quelques kilomètres plus loin notre intérêt se fixe sur une chaussette à vent plantée sur le bord d’un champs d’herbes hautes. Je décide de figer l’instant sous les rafales de vents. En remontant dans la voiture, on remarque les toitures de deux grands hangars assez bas et notre curiosité nous pousses à nous approcher pour découvrir un aérodrome de planeurs. Un biplace était posé à l’entrée du terrain et les hangars étaient fermés. Un homme nous interpelle et nous décidons de le rejoindre car la communication devenait très difficile avec le vent et même proche les échanges étaient inaudibles. L’homme nous invite à l’intérieur du premier hangar et se présente comme le responsable du site et directeur de l’aérodrome de Florac-Saint Enimie. Après une présentation de l’histoire de l’aérodrome et des différents appareils il nous annonce qu’ils vont préparer le décollage d’un monoplace et d’un biplace pour un baptême.
Le ciel est dégagé, quelques nuages viennent ponctuer le bleu azur du ciel. La plateau est si calme malgré le vent, la communication ne se fait que par des regards et des gestes de la main, la complicité des opérateurs est impressionnante et la mise en place des appareils se fait sans encombre. Un dernier geste de la main pour les remercier de leur accueil et nous reprenons la route vers notre destination initiale.
Avant de descendre vers La Malène, une pause café nous mène jusqu’à un petit restaurant à flanc de falaise. En levant les yeux on pouvait apercevoir les deux planeurs, la vue devait être remarquable de la haut.